Dans certaines situations, la chute de la paupière supérieure ne résulte pas uniquement d’un excès cutané, mais plutôt d’une désinsertion ou faiblesse du muscle releveur de la paupière (appelée ptosis palpébral).
Lorsqu’il coexiste avec un surplus cutané de la paupière supérieure, il est possible de corriger simultanément ces deux composantes au cours de la même intervention.
Deux techniques sont classiquement utilisées en esthétique : par approche postérieure (sans cicatrice visible) ou antérieure (avec cicatrice).
- Approche postérieure par résection conjonctivo-müllérienne (MMCR)
Elle réalise une plicature du complexe muscle de Muller-conjonctive (et accessoirement de l’aponévrose du muscle releveur), par voie trans-conjonctivale palpébrale postérieure (sans cicatrice visible).
Dans ce cas, un test au collyre à la Phényléphrine (collyre qui stimule les récepteurs alpha-adrénergiques) est réalisé en pré-opératoire afin d’évaluer
d’une part l’éligibilité à cette intervention en cas de réponse satisfaisante avec élévation de la paupière suite au test, et d’autre part de quantifier la résection à réaliser. - Approche antérieure par réinsertion ou plicature du muscle releveur.
Elle réalise une réinsertion ou plicature du muscle releveur de la paupière supérieure à la partie antéro-supérieure du tarse, par voie cutanée (par la même incision cutanée que celle utilisée pour une blépharoplastie supérieure).
