La paralysie faciale est une condition qui affecte la fonction des muscles de l’expression faciale, consécutive à une atteinte du nerf facial.
Elle peut entraîner des symptômes tels que la perte de la mobilité d’une moitié du visage, des difficultés à cligner des yeux, à sourire ou à fermer les paupières correctement en raison de la faiblesse du muscle orbiculaire.
Elle peut être d’origine centrale ou périphérique.
Les origines sont diverses : souvent idiopathique (absence de cause identifiée) ou par inflammation du nerf facial (paralysie de Bell), après un accident vasculaire cérébral ou une intervention chirurgicale, mais peut aussi résulter d’un traumatisme, d’une infection, d’une tumeur, d’une maladie neurologique, ou même être d’origine congénitale (de naissance).
Le diagnostic repose principalement sur un examen clinique. Les signes généralement retrouvés sont :
- Une lagophtalmie (incapacité de fermer complètement les paupières)
- Une hyperlaxité palpébrale inférieure
- Une rétraction palpébrale (ascension ou raccourcissement anormal de la paupière)
- Un ectropion palpébral (bascule vers l’extérieur de la paupière inférieure)
Ces anomalies coexistent fréquemment et concourent à une exposition accrue de la cornée, favorisant la sécheresse oculaire, l’irritation oculaire, les ulcères de cornée, voire les infections sévères menaçant la vision. On veillera à rechercher toute kératopathie par un test à la fluorescéine.
L’examen recherche aussi systématiquement le signe de Bell, qui correspond à l’élévation de l’œil vers le haut lors de la fermeture des paupières (réflexe physiologique de protection pour la cornée, mais inconstant).
Une évaluation complémentaire par un neurologue avec réalisation d’une imagerie est par ailleurs nécessaire pour préciser l’étiologie de la paralysie faciale et orienter la prise en charge globale.
